Historique

Un Marché aux Fruits anciens, pourquoi faire ?

L’idée était venue en 2003 de régénérer un type de foire très courue par le monde paysan jusque vers la première guerre mondiale : les foires d’automne. A cette époque, dans les zones rurales de montagne, les gros bourgs organisaient avant le début de l’hiver un marché, où les paysans venaient faire les dernières emplettes nécessaires pour l’hiver, en y vendant eux-mêmes leurs excédents de récolte, qui des pommes de terre, qui de la farine, qui des noix ou des pommes, etc.

Orpierre était l’un d’eux. Et la vallée d’Orpierre était de plus réputée pour la qualité de sa production fruitière. Donc, quoi de mieux que de recréer un marché basé sur la richesse de sa biodiversité, en y faisant se côtoyer variétés et savoir-faire anciens et fruits et techniques actuelles. La sauce a pris à merveille dès la première heure. La manifestation qui dure toute la journée s’articule autour de trois thèmes :

  • Un marché, où l’on trouve l’introuvable : pépiniéristes proposant des jeunes plants greffés avec des variétés anciennes de fruits, fruits oubliés de nos vergers modernes, encore disponibles dans quelques vergers. Les plants truffiers sont là aussi. Tous les produits sont présentés à la dégustation et à la vente, par les producteurs eux-mêmes. Pas de revendeurs. On trouve ainsi jus, confitures, miel, huiles d’olive et de noix, vins et tant d’autres produits traditionnels régionaux…
  • Des expositions : les fruits anciens provenant de la collection de Gap-Charance. Chacun pourra venir avec les fruits de sa campagne, pour en faire déterminer la variété, grâce au concours de Marie-France Tarbouriech et à l’association des Croqueurs de pommes. L’atelier du verger permet aux amateurs de reconnaître les ravageurs et maladies des arbres fruitiers.
  • Le Parc naturel régional des Baronnies provençales est présent, ainsi que celui du Luberon pour parler biodiversité et originalité de notre contrée, avec les mesures propres à la conserver.

Les démonstrations seront aussi nombreuses que variées. Le pressage du jus de fruits à l’ancienne fut un des spectacles de l’an dernier, et beaucoup se souviennent encore de ce breuvage tout frais filtrant de la paille du pressoir. L’atelier du goût est assuré par le service animation de la ville de Gap (Charance).

« Unique en son genre, la confrérie des Pistoliers réalise devant vous une pratique ancestrale, spécialité de Trescléoux, Orpierre et du Dignois : le séchage et la confection des pistoles, prunes sèches dénoyautées et à chair dorée de la variété ‘perdigonne’ ou ‘perdrigon’ ».


L’atelier de taille de régénération des arbres fruitiers est assuré grâce à la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes. Grâce à ces séances « en vrai », vous pouvez y apprendre les principes de taille et de fructification de ces vieux arbres abandonnés, qui sont pourtant encore capables de donner de belles récoltes. C’est chaque année un des ateliers les plus prisés des amateurs. Les plus passionnés pourront enfin apprendre les rudiments du greffage, proposés par l’association « Fruits oubliés ».